mardi 29 juillet 2008

Je cueille des fraises

Nostalgie des vignes ? Appel du fruit ? Souvenir du temps passe sur les pommiers ? Qui sait...

Je cueille des fraises dans les plaines infinies du North West. Je les choisis avec precision et amour. Je cueille des fraises sous un soleil de plomb. Je deviens aussi rouge qu'elle, eventuellement. Je cueille des fraises a la fin de la saison. Je ne crains les multiples pesticides qui tentent de m'attaquer. Je cueille des fraises. Et puis... je les mange !!!


"Pour votre santé, mangez au moins 5 fraises par jour et, surtout, lavez-les."

A quoi ca sert…?

“Comment… mais tu ne sais pas a quoi ca sert ?” Et bien non, vous ne savez pas. Cette meconnaissance du monde materiel qui vous entoure pourrait vous jouer de mauvais tours.
N’attendez pas qu’ils viennnent a vous : prenez les devants. La solution existe. Grace a cette rubrique inedite, vous brillerez en societe. Plus de blanc dans les conversations ni de reflexions desobligeantes ; des objets de la vie quotidienne aux choses les plus insolites, vous saurez “a quoi ca sert”.

Aujourd’hui vous allez decouvrir “a quoi ca sert…. les etiquettes de culotte”
Apres quelques passages en machine, ces petits morceaux de tissu de pietre qualite, communement appeles “etiquettes”, ne semblent plus d’une grande utilite. Vous avez assimile la temperature de lavage recommandee et la possibilite ou non de sechage. Ne serait-ce le fait qu’elles vous gratent, vous pensez en avoir fait le tour. Detrompez-vous.
Les etiquettes de culotte sont pleines de ressources. Au pays ou le seche-linge est roi, elles sont un precieux allie. Quelques bases dans le noeud marin, de la patience et un grillage : vos culottes peuvent secher en toute tranquilite. Oubliees les pinces a linge, rangees les cordes, au placard les sechoirs. Longue vie aux etiquettes !

jeudi 24 juillet 2008

The best 4th of July ever


Passons sur le fait que ce soit mon premier 4 juillet, autrement dit la premiere fois que je me trouve outre Atlantique pour cet evenement majeur de la culture americaine. “We had the best time ever” et ce n’est pas moi qui le dis.
De l’autre cote de l’ocean, vous vous demandez ce qu’est un 4 juillet reussi. Et bien moi, bonne ame que je suis, vais vous en livrer les secrets.


Un bon 4 juillet c’est avant tout une bonne parade. Bonbons et colliers (a ne pas avaler, je precise) arrosent la sainte terre foulee par les pieds des associations et des magasins du coin. Pizza humaine, reductions chez Opulence – ou les coiffeuses sont a la mesure du nom de leur salon -, voitures plus ou moins anciennes et veterans defilent sous vos yeux emerveilles, effares parfois. Les camions de pompier sponsorises par Shell ferment la marche. Ils sont les plus nombreux et distribuent les plus beaux cadeaux (ah bon ?!). Seul regret : le Sherriff manqué a l’appel.


La journee continue par le traditionnel barbecue du 4 juillet. Au menu : huitres, saucisses et salade de pates, le tout arrose de biere faite maison. Ayant le nez fin et la fashion attitude, nous flairames “the barbecue to be”. Outre les finesses gastronomiques, il etait agremente d’activites en tous genres. Nous nous vimes donc “shaker” de la crème pour qu’elle devienne beurre, au rythme des musiciens les plus en vogue de la region, jouer a la chaise musicale pour gagner une part de gateau au chocolat fait maison et assistames aux spectacles delirants des enfants… et de leurs geniteurs.


6 p.m, bien qu’epuises par tant d’emotions, il nous faut attaquer la troisieme partie de la journee : le barbecue en famille. Saumon et crabe prennent la vedette et nous troquons la biere pour du vin blanc –plus traitre-. Nous reprenons meme du dessert. Quel talent !
Journee finie ? Que nenni ! Embarquement immediat pour les festivities nocturnes. A bord du voilier, nous savourons le calme avant la tempete. Car un 4 juillet reussi finit toujours en feu d’artifice –et s’il y a un jeu de mots, c’est encore mieux-.

mercredi 23 juillet 2008

Comment reconnaitre un(e) Francais(e) parmi un groupe d’Americains ?

Question ci-dessus. Photo ci-dessous. A vos claviers.

NB : Afin de mener cette experience a bien, nous admetterons que toutes ces personnes vous sont etrangeres.

jeudi 10 juillet 2008

Au poil

Allergique a l’epilation ? Reticente au rasoir ? Effrayee par l’arrachage de poil ? N’ayez plus de crainte : votre pouvoir de seduction n’est plus en danger !
La bas, au loin, existe un lieu magique ou, vos poils et vous peuvent cohabiter tout en restant “sexuellement transmissibles”. Brune, blonde ou rousse, moyennement ou tres poilue, ces criteres n’ont plus d’importance. A Olympia (capitale de l’Etat de Washington… tout lien possible avec la mythologie grecque ne serait que pure coincidence), la jambe s’arbore velue. Jupe courte ou mini short : tout vous est permis ! Et en plus, ca tient chaud.
Alors, pretes a faire franchir le pas -poilu of course-?

lundi 7 juillet 2008

Attention chien chaud !

Avide de decouvrir la culture americaine sous toutes ses formes, je me fais un devoir de gouter toutes les specialites locales. A moi graisses saturees, sucres et autres carbohydrates !
L’aventure culinaire aux Etats-Unis n’a pas de lieu de predilection. Dans la rue, dans un bar ou au volant d’une voiture, les possibilites de degustation sont illimitees. Mes fantasmes mandibulesques etaient neanmoins bien etablis : la premiere specialite se degusterait au coin d’une rue. Un petit stand, du ketchup, de la moutarde et du cheddar (une saucisse et un “bun” bien sur) : nous voila pretes pour la premiere bouchee de hot dog.


Il nous en fallut plus d’une pour venir a bout de ces monstres.
La premiere specialite engloutie, je considerais la montagne de finesse et de legerete qu’il me faudrait affronter au cours de mon voyage. La route est longue et les kilos a l’affut pour qui veut explorer les “saveurs” de l’outre Atlantique.

jeudi 3 juillet 2008

Au Canada, jamais sans mon metre !

Indispensable pour le Rallye des Cotes de Bourg, quelle peut bien etre l’utilite d’un metre au Canada ?
Plusieurs options s’offrent a nous.
Option 1 : on n’est jamais a l’abri de pecher une truite taille record.
Et dans ce cas, que vous faut-il ? (outre la canne-a-peche, des bras de camionneur, un bateau…) Un metre bien sur ! Vous pourrez ainsi prevenir famille et amis, mensurations a l’appui et, qui sait, avoir votre place dans le Guiness !
Option 2 : rencontre avec un bucheron.
Regard percant, charme ravageur, chemise a carreaux – manches courtes de rigueur -, Tom Junior est comme une apparition. La sueur perlant sur son front et ses muscles saillants ont raison de vous. S’il est plus habitué aux arbres qu’aux humains, sa hache aujourd’hui a fendu votre coeur. Mais Tom Junior a un probleme : il ne sait plus quel arbre couper. Muni(e) de votre metre et de votre Guide du Parfait Bucheron, vous serez son meilleur atout. Une fois la tache accomplie (n’est pas professionnel qui veut), il saura vous remercier et vous faire profiter de sa dexterite…
Option 3 : la panne.
Absorbe par les merveilleux paysages, vous etes passé devant la derniere station service a la ronde (grande, la ronde) sans noter que votre reservoir etait sur le point de crier famine. Quelques miles plus tard, c’est la panne seche. Pas de Tom Junior a l’horizon pour tracter votre vehicule. Dans cette nature sauvage, vous retrouvez vos instincts primaries. Et lorsqu’un ours apparait, vous ne vous enfuyez pas mais partez a sa rencontre. Quel formidable moyen de transport !
Heureusement que vous aviez votre metre-lasso.

Il est certain maintenant que vous ne partirez plus en vacances sans votre metre (de meme que vous ne le verrez plus jamais de la meme facon). Ceci vous permettra, si d’aventure votre destination est le Canada, de pouvoir mesurer la distance entre vous et un arret de bus. Car il est de votre devoir, fumeurs, de garder 6 metres entre vous et cet espace public.
Affligeant de banalite, cet usage du metre, isn’t it ?

mercredi 2 juillet 2008

Arrivee magistrale, fouille integrale

Paris – Londres : 7 heures de bus. Londres – Vancouver : 10 heures de vol. Jusque la tout va bien. Nous arrivons a bon port, aeroport devrais-je dire, après quelques 36 heures de voyage. Mais c’est sans compter sur le merveilleux accueil qui nous attend…
Forcement, un americain un peu louche et une francaise bien sous tous rapports qui voyagent ensemble, passant par le Canada pour aller aux Etats-Unis, c’est suspect.
Terroristes ? Immigrants illegaux ? Mieux vaut verifier tout ca. Passons par la case controle approfondi. Ou cache-t-on les marchandises suspectes ? Dans le sac d’une blonde je suppose.
Et c’est ainsi que mon sac subit une fouille integrale et que nous entrames au Canada sans encombre, les denrees potageres (substance illicite par excellence) etant transportees par le ressortissant americain.
Avis a tous les amateurs des operations “jardinage contre vents, marees et controle policier” pour leur prochain voyage !!

mardi 1 juillet 2008

Personnellement moi je

Apres avoir resiste a l’appel de MySpace, vaillament combattu FaceBook, refuse de faire partie des amis Hi5, je depose les armes. Il est temps de se frotter a la realite virtuelle et d’entrer dans le royaume de l’ecran. Aujourd’hui commence une nouvelle vie, une autre vie : la vinternet (wha-ouh ! ca commence fort)
Au-dela du communautarisme feint et des amis qu’on ne verra jamais, acceptons les oxymores et les neologismes. Racontons notre vie, parlons de tout et de rien. Donnons notre avis et partageons nos opinions. Cuisinons, buvons des verres a distance, jouons de la cornemuse, suspendons des drapeaux, jardinons…
Je blogue, tu blagues, il black-et-deker, nous macgyvons, vous magagnez, ils s’autorigolent. Conjuguons nos efforts et suivons le long chemin qui mene au brouillard (bon, d’accord, j’ai une longueur d’avance mais, promis, je vous attends).

Le voyage quasi-initiatique que je vous propose commence quelque part de l’autre cote de l’Atlantique, dans un univers etrange et penetrant ou tout est plus gros. Ou nous menera-t-il ? That is the question.